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France-Journée d'action intersyndicale le 2 octobre, meeting patronal le 13
information fournie par Reuters 24/09/2025 à 19:56

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Les partenaires sociaux reçus à Matignon

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Les syndicats estiment que "le compte n'y est pas"

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Nouvelle journée de grèves et de manifestations le 2 octobre

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Le Medef annonce un meeting le 13 octobre

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Lecornu propose de nouvelles rencontres "dans les prochains jours"

(Actualisé avec communiqué de Matignon §§2 et 14)

Une journée d'action intersyndicale le 2 octobre et un meeting patronal le 13 : telles ont été les annonces des partenaires sociaux mercredi au sortir de leurs entretiens respectifs avec le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, toujours à l'oeuvre pour bâtir le budget 2026.

Malgré ces mobilisations, Sébastien Lecornu va adresser aux partenaires sociaux un courrier pour solliciter leur avis sur divers thèmes économiques et sociaux et souhaite les revoir "dans les prochains jours" pour évoquer plus précisément le futur budget, a fait savoir Matignon.

Une semaine après la mobilisation nationale du 18 septembre, les syndicats - CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires - ont proposé une nouvelle journée de grève et de manifestations le jeudi 2 octobre, estimant que, face à leurs revendications, "le compte n'y est pas".

La décision sera officialisée dans la soirée lors d'une réunion de l'intersyndicale, a précisé devant la presse la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon.

"Le Premier ministre n'a apporté aucune réponse claire aux attentes des travailleurs et des travailleuses", a-t-elle déclaré en sortant du bureau de Sébastien Lecornu. "Pour l'intersyndicale c'est une occasion manquée, le compte n'y est pas".

Une première journée d'action, le 18 septembre, avait réuni entre 500.000 et un million de manifestants dans tout le pays, selon les sources.

"RECRÉER DE LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE"

L'intersyndicale, qui réclame notamment l'abrogation de la réforme des retraites de 2023, a reçu le soutien d'autres syndicats et de partis politiques comme La France insoumise, les Ecologistes et le Parti communiste.

A sa sortie de Matignon, Sophie Binet, cheffe de file de la CGT, a déclaré n'avoir reçu "aucun élément précis" du Premier ministre en matière de justice fiscale et de moyens pour les services publics.

Toujours sans gouvernement, Sébastien Lecornu a convié en début d'après-midi les organisations patronales - Medef, CPME et U2P - avec qui il a notamment parlé justice fiscale et sociale, au coeur des revendications des syndicats et des oppositions.

Le président du Medef, Patrick Martin, a annoncé pour le 13 octobre un meeting destiné à défendre le point de vue du patronat, à l'heure où l'idée d'une contribution des plus fortunés fait son chemin.

"Le vrai sujet de la France aujourd'hui, c'est de recréer de la dynamique économique", a-t-il déclaré à la presse.

"(Notre propos), c'est de bien confirmer à nos concitoyens, qui savent très bien ce que font les entreprises et qui ont une bonne image de l'entreprise, tout ce que l'on apporte au bien commun, et puis surtout de faire des propositions pour se projeter", a-t-il ajouté.

Sébastien Lecornu consulte en vue de l'élaboration d'un budget 2026 qui ne soit pas censuré à l'Assemblée nationale, un exercice délicat pour celui qui a succédé à François Bayrou le 9 septembre au regard des forces en présence.

Le Premier ministre présentera un "projet global en temps et en heure, en prenant en compte l'ensemble des consultations qu'il a menées", a dit Matignon.

Dans un entretien accordé mardi à BFM TV en marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies à New York, le président Emmanuel Macron a apporté son soutien aux efforts du Premier ministre, dont le discours politique générale se fait attendre.

"Il est normal que Sébastien Lecornu prenne le temps, il a raison", a dit le chef de l'Etat.

(Reportage Elizabeth Pineau, avec les contributions de Nicolas Delame, Benjamin Mallet et Tangi Salaün)

3 commentaires

  • 24 septembre 14:34

    l'immigration coûte ! oui mais elle coûte aussi au niveau PIB/croissance - laissez entrer 4/500 000 personnes par an, il faut une part de croissance pour couvrir, d'autant plus que tout ceux qui arrivent ne fournissent pas de valeur ajoutée. Oui bien sur qu'il faut produire plus, mais faisons le en utilisant les français et résidents déjà sur le sol français


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